Dans l’esprit anti-gaspillage qui nous est cher chez Belle au Naturel, voici comment faire le tri, et ce que l’on peut faire de cet or qui ne sert plus.
L’essentiel à retenir
- Triez en trois piles : à porter, à réparer ou transformer, à céder.
- Un bijou en or cassé ou dépareillé garde la valeur de son métal.
- Vérifiez les poinçons pour distinguer l’or massif du plaqué.
- Faites estimer vos bijoux par un professionnel et comparez avant de vendre.
- L’or se recycle sans fin : vendre un bijou inutilisé, c’est éviter d’extraire du métal neuf.
1. Faire le tri en trois piles
Videz tout le coffret sur une serviette claire et prenez le temps de regarder chaque pièce. Je vous propose trois piles. La première, ce que vous portez ou aimez vraiment : on le nettoie et on le range bien en vue. La deuxième, ce qui pourrait revivre avec une petite intervention : une chaîne à ressouder, une bague à mettre à taille, un fermoir à changer. La troisième, ce que vous ne porterez plus, quelle qu’en soit la raison.
Soyez honnête avec la troisième pile. Un bijou qui ne vous plaît plus depuis cinq ans ne vous plaira probablement pas davantage dans cinq ans. Gardez en revanche les pièces chargées d’histoire familiale, même si vous ne les portez pas : nous y reviendrons.
2. Or massif ou plaqué : savoir ce que l’on a
Avant de décider quoi que ce soit, il faut savoir ce que contient la pile. Munissez-vous d’une loupe (celle de votre téléphone fait l’affaire) et cherchez les petits poinçons, souvent à l’intérieur d’un anneau ou près du fermoir. En France, l’or 18 carats porte une tête d’aigle ; on trouve aussi des chiffres comme 750, 585 ou 375, qui indiquent la quantité d’or pour mille.
Les mentions « plaqué », « PO », « GF » ou l’absence totale de poinçon signalent souvent un bijou fantaisie ou plaqué. Celui-là a surtout une valeur sentimentale ou décorative : il peut être donné, porté autrement ou confié à une association de réemploi.
3. Un bijou cassé a-t-il encore de la valeur ?
Oui, et c’est la bonne nouvelle de ce tri. Une chaîne en or cassée, une boucle d’oreille seule ou une alliance tordue contiennent exactement la même quantité d’or qu’au premier jour. Leur valeur tient au poids et au titre du métal, pas à leur état.
Maison Or & Bijoux, au Havre, a consacré un article très complet à ce que valent encore les bijoux cassés ou dépareillés, avec le cas des pierres, des maillons seuls et des montures abîmées. C’est une lecture utile avant de jeter quoi que ce soit.
4. Faire estimer avant de décider
Pour la pile « à céder », le bon réflexe est de faire estimer vos bijoux par un professionnel, idéalement dans deux ou trois maisons différentes. L’estimation est généralement gratuite et sans engagement. Demandez que le bijou soit pesé devant vous et que le titre retenu soit indiqué clairement.
Gardez en tête que le prix proposé est établi en fonction du cours du jour de l’or, moins les frais de transaction et la marge du professionnel : il est donc normal qu’il soit inférieur à la valeur du métal sur les marchés. Un bijou signé ou ancien peut, lui, valoir davantage que son seul poids d’or.
Si vous habitez en Alsace, vous pouvez par exemple faire estimer vos bijoux en or à Strasbourg, chez Maison Or & Bijoux, avant de décider de les vendre, de les transformer ou de les garder.
5. Vendre son or : les règles à connaître
La vente d’or à un professionnel est encadrée. Vous devrez présenter une pièce d’identité, et le paiement se fait par virement ou par chèque : le paiement en espèces n’est pas autorisé pour un rachat d’or. Un contrat écrit doit vous être remis, et vous disposez d’un délai de rétractation de 48 heures.
Côté fiscalité, une taxe forfaitaire s’applique en principe sur le prix de vente des bijoux, sauf si vous pouvez justifier de leur prix d’achat (facture, acte de succession), auquel cas un autre régime peut être plus intéressant. Les règles évoluant régulièrement, posez la question au professionnel ou à votre centre des impôts avant de signer.
6. Le geste anti-gaspillage dont on parle peu
L’or a une particularité rare : il se recycle indéfiniment sans perdre ses qualités. L’or que vous cédez est affiné puis réutilisé, en bijouterie comme dans l’industrie. Chaque gramme remis dans le circuit, c’est un gramme qu’il n’a pas fallu extraire d’une mine, une activité très gourmande en eau et en énergie.
Vous pouvez aussi faire le choix inverse et confier votre or à un bijoutier pour qu’il le refonde en une pièce que vous porterez vraiment. Un vieux bracelet peut devenir une fine chaîne, une alliance héritée un pendentif. C’est l’esprit de la seconde vie, appliqué à la bijouterie.
7. Garder, réparer, faire circuler
Trier son coffret à bijoux, c’est comme trier sa trousse de toilette : on garde ce qui nous fait du bien, on répare ce qui le mérite, et l’on fait circuler le reste au lieu de le laisser dormir.
Et pour remplacer ce que vous avez trié par des pièces que vous aimerez longtemps, jetez un œil à notre sélection de bijoux et à nos idées anti-gaspillage. Quelle est la pièce qui dort depuis le plus longtemps dans votre coffret ?





