La cranberry (Vaccinium macrocarpon) ou grande Airelle d’Amerique du Nord est, comme les myrtilles, une Ericacée (plante à fleurs).

Ses baies sont cultivées essentiellement sur le continent nord Americain (Etats unis et Canada), la récolte se fait à l’automne.

Les Amérindiens en faisait déjà un usage médicinal (infections urinaires, blessures, troubles digestifs, rénaux…). Riches en vitamine C, les cranberries étaient consommées lors de longues traversées en mer par les marins de la Nouvelle-Angleterre en prévention du scorbut.

Côté culinaire, les cranberries fraiches ou séchées rentrent dans la composition de plats salés ou sucrés (dinde aux canneberges de Thanksgiving), sous forme de jus, dans des cocktails (cosmopolitan)…

Comme tous les fruits, elles ne contiennent pas de matières grasses et sont sources de fibres. La présence de tanins riches en anti-oxydants apporte ce petit goût acide voir astringent.

Les cranberries séchées ne contiennent plus de vitamine C puisque cette vitamine est hydrosoluble. En revanche, les teneurs en fibres et glucides sont plus concentrées que dans les baies fraîches.

Peu consommée dans notre pays avant les années 2000, nous l’associons tous aujourd’hui à un effet préventif des infections urinaires. En effet, la canneberge contient des proanthocyanidines (PAC), substances anti-oxydantes qui inhiberaient l’adhésion de certaines bactéries responsables des infections urinaires (Escherichia Coli) sur les cellules des voies urinaires.

Les études montrent que l’effet d’anti-adhésion bactérienne est obtenu à partir d’une consommation de 36mg/j de proanthocyanidines. Cette quantité se trouve dans environ 25g de cranberries séchées, 30 g de baies fraîches ou congelées, 40g de purée de fruit, ou 300ml de boisson aux cranberries.

« Les données expérimentales obtenues in vitro montrent que les proanthocyanidines présentes dans la canneberge ont un effet inhibiteur sur l'adhésion de certaines bactéries responsables d'infections urinaires (E. coli) aux cellules épithéliales urinaires. Cependant, les données cliniques, disponibles à ce jour, ne permettent pas de conclure que la consommation de canneberge ait un effet préventif sur les infections urinaires. Une telle allégation serait abusive au regard des connaissances actuelles. (…). Considérant l'intérêt potentiel que pourrait constituer la canneberge si son effet sur la prévention des infections urinaires était avéré, l'Anses continuera à suivre l'actualité scientifique de ce sujet ».

Extrait de la note du 4 mai 2011 de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) : Canneberge et infections urinaires : état des connaissances scientifiques

 Stéphanie Bonifassi Diététicienne Nutritionniste Saint Paul de Vence